Il y a dix ans, le 5 août 2007, le Cardinal Lustiger nous quittait à 81 ans, à la Maison Jeanne Garnier, le plus grand hôpital de soins palliatifs d'Europe dont il avait voulu la renaissance. Il a été un des archevêques de Paris le plus long à son poste - près d'un quart de siècle entre 1981 et 2005. Ses obsèques interrompaient les vacances américaines du nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy. Elles ont rendu un témoignage sans bling-bling à une conscience nationale, fruit d'un destin singulier et d'une intelligence fulgurante éclairée par une vie de prière. Réformateur déterminé, «le Cardinal» a laissé des traces dans tous les domaines de la vie de l'Eglise, du Collège des Bernardins à Radio Notre Dame, d'un séminaire diocésain à la création d'une vingtaine de nouvelles paroisses, sans compter KTO ou la restauration de Notre Dame de Paris, comme centre vivant de l'Eglise de Paris. Bâtisseur inlassable, à rebours des discours ambiants sur les contraintes des périodes de vaches maigres.
Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, “patron des prêtres de France”. Canonisé en 1925 par Pie XI
(la même année que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus),
il sera proclamé
en 1929 “patron de tous les Curés de l’univers”.
Le Pape Jean-Paul II est venu à Ars en 1986.
Aujourd’hui Ars accueille 550000 pèlerins par an et le Sanctuaire
propose
différentes activités. Un séminaire a été ouvert en 1986,
qui
forme les futurs prêtres à l’école de "Monsieur Vianney".
Car, Là où les
saints passent, Dieu passe avec eux !
En 2010, une Année Sacerdotale fut déclarée par le Pape Benoît XVI
dans un jardin sombre. De la main gauche il tient une lampe qui éclaire la scène. De sa main droite il frappe à une lourde porte.
Quand ce tableau fut présenté pour la première fois
à une
exposition, un visiteur fit remarquer au peintre un détail curieux : - Il y a une erreur dans votre tableau :
la porte n'a pas de poignée.
- Ce n'est pas une erreur, répliqua le peintre,
c'est la porte du cœur humain,
et celle-ci ne s'ouvre que de l'intérieur.
Le contemplatif
est celui qui s'est risqué dans un désert de l'esprit au delà du langage, au
delà des idées, en ce lieu où Dieu se trouve dans la simplicité de la confiance
pure. Dès lors, le message du contemplatif ne sera pas de vous inviter à
chercher votre voie dans la jungle du langage. Que vous le compreniez ou non,
Dieu vous aime, il vit en vous. Il vous offre une lumière qui ne ressemble à
rien de ce que vous avez pu trouver dans les livres ou entendre dans les
sermons.
Le contemplatif
n'a rien à vous dire si ce n'est pour vous rassurer, car si vous osez pénétrer
votre propre silence, alors vous arriverez jusqu'à la lumière et à cette
capacité de comprendre au delà des mots ce qui est trop proche pour qu'on
l'explique.