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2 février...

 


Fête de la présentation du Seigneur et fête de la vie consacrée.

Fêtée le 02 février

présentation du Seigneur au Temple
i

Célébrée dès le 4ème siècle à Jérusalem, cette fête eut d’abord pour objet la rencontre du Seigneur Jésus avec le vieillard Syméon. En proclamant que cet enfant était la lumière du monde et serait un signe de contradiction, le vieillard achevait de manifester que Jésus était le Messie, Sauveur du monde. Au 7ème siècle, cette fête commence à être célébrée à Rome et s’accompagne d’une procession de pénitence qui, commencée à l’aurore, se faisait à la lumière des cierges, pour témoigner que dans la nuit du monde, Jésus était cette lumière tant attendue. La bénédiction des cierges ne date que du 10ème siècle. En Gaule, la fête devint mariale, reprenant la Purification exigée des jeunes mères juives qui se faisait quarante jours après la naissance, d’où la date de la fête qui se rattache encore au mystère de Noël.

Voici l'Agneau de Dieu...

 « Voici l'Agneau de Dieu »

« Jean voit Jésus venir vers lui et il dit : ‘Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde’ » (Jn 1,29). Ce n'est plus le temps de dire : « Préparez le chemin du Seigneur » (Mt 3,3), puisque celui dont la venue a été préparée se laisse voir : il s'offre désormais aux regards. La nature de l'événement demande un autre discours : il faut faire connaître celui qui est là, expliquer pourquoi il est descendu du ciel et venu jusqu'à nous. C'est pourquoi Jean déclare : « Voici l'Agneau de Dieu ».

                                                                                     St Cyrille d'Alexandrie pour l'Evangile de ce jour.

Temps Ordinaire...


Aujourd'hui : 
Entrée en Temps Ordinaire

 Le «temps ordinaire» n'a d'ordinaire que le nom. En dehors de Noël et du temps pascal, c'est l'ensemble du temps liturgique qui permet aux fidèles de vivre sur une année complète tout le mystère du salut accompli par Jésus-Christ. Le temps ordinaire (tempus per annum, en latin, ou le temps le long de l'année) comprend donc les 33 ou 34 semaines couvrant le reste de l'année : la première période va du lundi suivant la fête du Baptême de Jésus (célébré le dimanche après l'Épiphanie) au mercredi des Cendres (non compris) ; la seconde période s'étend de la Pentecôte au premier dimanche de l'Avent (non compris), qui ouvre la nouvelle année liturgique. Petite curiosité : les semaines du temps ordinaire sont toujours numérotées de 1 à 34, même si l'on ne compte que 33 semaines cette année-là ; on saute dans ce cas une unité entre les deux périodes.                                                                    

                                                                                                        Croire

Baptême du Seigneur...


Ta Parole...


Je me réjouis de ta Parole, comme celui qui trouve un grand butin.

                                                                                                Psaume 119 v 162 

Veille sur ton coeur...

 
Plus que sur toute chose, 

veille sur ton cœur, 

c'est de lui que jaillissent 

les sources de la vie.  

Pr 4, 23

Artisans de paix...


 

 

  "Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés 

fils de Dieu."

 Saint Mathieu

28ème Dim. du Temps Ordinaire...

 

Année A 2020

La Parole méditée avec François de Sales ...

Sermon du 21 octobre 1612 (VIII 108)

 28ème Dimanche TO    11 octobre 2020 Année A


"Mon ami comment es-tu rentré ici ?"

                            Matthieu 22, 1-14

 

Le Seigneur use de paraboles pour graver plus profondément son enseignement. Cette parabole-ci est admirable. Nous expliquerons brièvement la première partie.

Le salut des hommes ressemble aux noces du Fils de Dieu. Dieu a voulu le salut de tous, il invita surtout les Juifs et ils ne voulurent pas venir ; il leur envoya des apôtres, ils ne voulurent pas les recevoir et même les mirent à mort. Voyant que les Juifs refusaient, il invita les bons et les méchants, le reste des juifs et les païens. Et la salle des noces fut remplie : l'Église était fondée.

Voilà donc qu'un grand nombre sont dans l'Église, dans la demeure du salut ; mais tous seront-ils sauvés? Hélas ! viendra ce grand et terrible jour du jugement où le Roi entrera pour examiner ses convives. Il en trouva un. Si on en eût trouvé plusieurs, quoi d'étonnant qu'on les eût chassés ? mais on en trouve seulement un et il est expulsé, et il est jeté dans les ténèbres extérieures. Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.

Tous sont appelés, ceux surtout qui sont dans l'Église, car ils ont reçu la grâce efficace de la vocation. Pourquoi donc tous ne sont-ils pas élus ? Parce qu'ils n'ont pas le vêtement nuptial. Mais quel est-il ? C'est évidemment la charité. Ce vêtement couvre la multitude des péchés. Dans l'épître aux Éphésiens : revêtez-vous de l'homme nouveau, c'est-à-dire du Christ... qui a été créé selon Dieu, c'est-à-dire à la plus parfaite image de Dieu.

Or, la charité a trois vêtements :

1. Un de couleurs variées, celui dont Joseph fut revêtu par son père. C'est la grâce suffisante des enfants baptisés :  "Reçois ce vêtement blanc. " Il est beau à voir, car nous savons par la foi qu'avec la charité, ces enfants reçoivent toutes les vertus.

 2. Celui de Jacob, qui revêtit les plus beaux vêtements d'Esaü. Celui-ci est commun à tous les saints.

 3. Celui d'Esther, et qui appartient aux saints, car, par leurs exemples, ils communiquent leurs vertus à ceux qui viennent après eux.

         Monastère de la Visitation Fribourg

27 ème Dimanche du Temps Ordinaire...

 La Parole méditée avec François de Sales ...

D'un sermon du 24 février 1617 (VIII 301)

 

27ème Dimanche TO 4 octobre 2020 Année 2020



"Un homme... planta une vigne, l'entoura d'une clôture ... !"    

                            Matthieu 21, 33-43

 


Dans cette parabole, le Seigneur montre qu'il est Fils de Dieu, héritier de toutes choses, que les scribes, les pharisiens et les prêtres le crucifieront et que le Royaume de Dieu leur sera enlevé.

La haie représente la foi, et la vigueur ou la force invincible de la foi, dont parle l'Apôtre Paul quand il dit aux Hébreux : Grâce à la foi les fils de la promesse ont vaincu les royaumes, se sont fortifiés dans la guerre, ont renversé les camps ennemis.

C'est la foi, en effet, qui distingue le peuple fidèle de tous les autres ; tant que la foi règne, les hommes sont considérés comme faisant partie de la vigne ; et bien que les excommuniés et les schismatiques soient rejetés, on ne les rejette que pour les engager à revenir, ...

 

La haie, c'est aussi la protection de Dieu. Cette foi chrétienne, attaquée par tant de tyrans, demeure intacte. Où il n'y a point de haie, la propriété sera pillée !

La haie signifie par conséquent la profession, le lien, l'autorité et la règle commune de la foi, que les hérétiques s'efforcent de détruire. Ce lien, cette règle ce n'est pas seulement la foi en elle-même mais aussi les vérités de foi.

Il y creusa un pressoir. Le pressoir des fidèles est la charité, l'amour de Dieu à laquelle se rapporte la dévotion, car la charité du Christ nous presse nous dit St Paul. Nous sommes placés entre deux commandements, l'amour de Dieu et l'amour du prochain, et nous devons agir et souffrir en cet amour.

Il y bâtit une tour. Cette tour c'est l'espérance qui, du haut des prophéties, voit venir le Christ, et alors, comme du sommet d'une montagne, nous respirons l'odeur des parfums dont parle le Cantique des cantiques, et nous sentons celui qui nous attire, le Christ.

 

 Monastère de la Visitation Fribourg

26 ème Dimanche du Temps Ordinaire...

 


La Parole méditée avec François de Sales ...

Lettre à une sœur de la Visitation

              26ème Dimanche T. Ordin. Année A

27 septembre 2020

"Mon enfant va travailler aujourd'hui à la vigne !"   

                  Matthieu 21, 28-32

 

Ô combien de bénédictions Dieu répandra-t-il sur votre cœur, et de consolations sur le mien, si vous allez grandissant dans la pratique du divin amour, ma très chère Fille !

Le Saint Esprit prend quelquefois la méthode d'inspirer en partie ce qu'il veut faire de nous, et ces vocations ont l’habitude d'être grandement soli­des.

Cet homme de l'Evangile, ayant deux garçons, dit à l'un d'eux : Va, mon enfant, à ma vigne, pour y travailler ; et il répondit : Je n'en ferai rien. Puis, après réflexion, il y alla et travailla très bien. Puis, le père dit à l'autre : Mon enfant, va travailler à ma vigne ; et il répondit : J'y vais, et néanmoins il n'en fit rien.

Or, dit Notre Seigneur, lequel des deux a fait la volonté du père ? Sans doute le premier.

 Vous avez trop peu de courage pour faire par­faitement ce qu'il faut faire pour l'amour de Celui qui ne veut être aimé que totalement.

 Marchez donc bien, ma très chère Fille, l'esprit tourné vers Dieu et ne regardant que le visage et les yeux de l'Epoux céleste pour faire toutes choses à son gré ; et ne doutez point qu'il ne répande sur vous sa très sainte grâce pour vous donner des forces égales au courage qu'il vous a inspiré.

Le don sacré de l'oraison est tout prêt en la main droite du Sauveur ; dès que vous serez vidée de vous-même, c'est-à-dire de cet amour de votre corps et de votre volonté propre ; quand vous serez bien humble, il le versera en votre cœur.

Ayez la patience d'aller à petit pas, jusqu’à ce que vous ayez des jambes capables de courir...

Mais, ma très chère Fille, ne dites pas comme le fils de cet homme : "J'irai travailler !", si vous n’avez pas le ferme désir d'y aller.

Monastère de la Visitation Fribourg 



 Fais confiance au Seigneur, agis bien, 

 habite la terre et reste fidèle ;

mets ta joie dans le Seigneur : 

Il comblera les désirs de ton cœur. 

 Psaume 36 (37)

25 ème Dim. Ordinaire avec St François de Sales...

 La Parole méditée avec François de Sales ...

 Sermon du 21 novembre 1620 (IX 391)

25ème Dimanche T. Ord.  Année A  20 septembre 2020



"...ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?" Matthieu 20, 1-16

 

Tous sont appelés et plusieurs entendent l'inspiration, différemment néanmoins, les uns plus, les autres moins.

Il en va comme en la cour de quelque grand prince qui serait dans son palais, environné de plusieurs chevaliers.

Ils sont bien tous dans la cour et en la présence du prince, qui regarde les uns, jette un regard plus particulier sur les autres, rit de celui-ci, parle à celui-là, donne des dignités aux uns, favorise les autres...

Tous estiment ces faveurs et en font grand état. Mais il y en a que le prince favorise bien davantage et auxquels il témoigne un amour plus particulier : ce sont ceux qu'il fait entrer

 dans son bureau pour s'entretenir avec eux, leur partager ses secrets et leur communiquer ses façons de voir.

Tous les chrétiens sont ces chevaliers qui demeurent en la cour de Notre Seigneur, qui n'est autre que lEglise. Notre Sauveur les regarde tous : il favorise les uns, il élève les autres, en somme il donne ses grâces à qui il lui plaît et comme il lui plaît.

Mais en plus des faveurs qu'il octroie à tous ses enfants, il en a de particulières pour ceux qu'il retire en son cabinet, c'est-à-dire les Religieux : là il leur parle plus familièrement au cœur, leur révèle ses secrets et leur découvre ses intentions.

La Vierge a été de ce nombre ; c'est elle qui a été menée au cabinet de Dieu et à laquelle ont été dévoilés, mieux qu'à nulle autre créature, les plus hauts mystères.

Donc, bienheureux sont ceux qui entendent la Parole de Dieu et la gardent dans leur cœur.

                                                                                                Visitation de Fribourg


 

25ème Dimanche ordinaire...


 

Le semeur...



La Parole méditée avec François de Sales ...
d’un sermon du 9 février 1597 (VII 306)

 15ème Dimanche TO  Année A 12 juillet 2020

"Voici que le semeur sortit pour semer"              
 Matthieu 13, 1-23

               Ô admirable semence, semence tirée du Ciel, jetée en terre, montant au Ciel ; semence qui produit le fruit éternel, mais semence délicate, car si elle n'est pas reçue dans une bonne terre, elle ne fructifie en aucune façon.
La semence est Parole de Dieu. Comme le même soleil fait voir au printemps la beauté des jardins, des champs, des prés, des bocages et riantes campagnes, et découvre aussi la laideur des égouts, ainsi la même semence qui fertilise un bon champ, fait connaître la stérilité d'un autre... Il est donc important que la terre soit bien disposée à recevoir cette sainte semence.
La semence est la Parole de Dieu ; le fruit en est la foi, l'espérance, la charité ; la terre c'est notre cœur. Ô comment se disposerait ce cœur, cette terre, s'il considérait qui est celui qui sème !  Il verrait que c'est Notre Seigneur : Le semeur est sorti pour semer. S'il considérait son intention, il verrait que c'est afin que nous portions des fruits dans la patience. S'il considérait qui est celui qui reçoit cette semence, il verrait que c'est un cœur qui n'est que terre, poussière et cendre, comme nous dit la Genèse ; car le semeur prêterait attention, la terre recevrait humblement la semence, et l'intention du semeur agirait.
La semence c'est la Parole de Dieu. Ainsi donc la terre ne va pas engranger la semence, mais le laboureur la porte au champ, et de sa main la répand d'une certaine manière. La Parole de Dieu doit être prêchée, semée et annoncée. Si elle est écrite, ce n'est pas pour abolir la prédication, mais plutôt pour l'enrichir...
Quand Notre Seigneur disait cette parole, l'Évangile n'était pas encore écrit, et néanmoins le semeur était déjà sorti pour semer sa semence. Il ne parlait donc pas de l'Écriture quand il dit la semence est Parole de Dieu. Reconnaissons-nous que le semeur en cette parabole est Notre Seigneur ? Mais Notre Seigneur n'a jamais écrit l'Évangile. Quand donc il dit la semence est la parole de Dieu, il parle aussi de la parole non écrite, mais prêchée.



Ils Le reconnurent...


...Ils Le reconnurent à la fraction du pain...
St Luc


L’Eucharistie nous transforme, nous faisons un avec notre Dieu au moment de la sainte communion. Nourris par la Parole de Dieu et par son Corps et son Sang, nous sommes revigorés, et c’est la joie au cœur que nous sommes envoyés vivre le mystère que nous venons de célébrer.
La bonne nouvelle, c’est que cette expérience d’Emmaüs nous est facilement accessible. Tous les dimanches, nous pouvons nous unir à la célébration communautaire et vivre cette admirable rencontre. Unis au Christ, nous lui ressemblons davantage et nous grandissons en sainteté.      Journal La Croix
Même en ce temps de pandémie 
avec la communion spirituelle
 nous sommes unis au Christ.


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