• SAINTE MARGUERITE-MARIE


    Sainte Marguerite-Marie Alacoque

    Marguerite naît le 22 juillet 1647 et est placée tôt en pension chez les clarisses. Mais elle tombe gravement malade et doit quitter le couvent. Elle découvre peu à peu son appel à la vie religieuse et entre à la Visitation de Paray-le-Monial le 20 juin 1671, devenant Sœur Marguerite-Marie. Sa vie est alors caractérisée par de grandes austérités, de graves maladies et des expériences mystiques relatives au cœur du Christ.

    C’est dans sa correspondance que l’on trouve les premières mentions des révélations, qui auraient débuté en décembre 1673. Les deux grandes révélations initiales désignent le coeur de Jésus comme rempli d’amour, un amour qui veut se répandre parmi les hommes. La troisième apparition montre que cet amour appelle en échange un autre amour, celui des hommes. À cette vision succède une autre, sûrement la plus symbolique, qui de ce fait reste une référence au travers du message : « Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois pour la plupart que des ingratitudes par leur irrévérence et leurs sacrilèges et par les froideurs et le mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour »

    Cette nouvelle apparition est universelle ; ce n’est plus à la religieuse seule que l’on réclame réparation, mais à tous les hommes. Dès les révélations du Christ, elle n’a de cesse de mener à bien sa mission : répandre la dévotion chez tous les fidèles, d’abord au sein de son monastère, puis à d’autres monastères de la Visitation comme ceux de Dijon, Paris et Moulins, mais aussi dans le monde avec l’aide et le discernement du jésuite Claude de La Colombière.

    Elle meurt à Paray-le-Monial le 17 octobre1690. Béatifiée en 1864, elle est canonisée en 1920.